Gestion des p'tivanos à bord

 

La gestion des P’tivanos sur un bateau (cliquez sur les liens pour avoir les références)

 

Sécurité : en navigation, les p’tivanos sont toujours attachés à la ligne de vie par leur harnais de sécurité. Leur ligne est en gros élastique et fait un mètre de long, pour leur permettre de monter debout sur les banquettes (et admirer les dauphins !)

 

Sur l’annexe, ils ont de petits gilets de sauvetage à leur taille.

 

Sur la plage, j’essaie de ne pas leur mettre de bouée/gonflettes mais plutôt de les surveiller de près. Ca évitera peut-être qu’ils prennent trop d’assurance dans l’eau et qu’ils puissent croire qu’ils flottent seuls et se lancent sans nous ! Nous avons quand même de chouettes combinaisons flottantes !

 

Enfin, le bateau est entouré de filets.

 

On s’était aussi équipé de gilets auto-gonflants. Pour le moment on ne s’en sert pas car ils sont lourds pour les petits, et on ne peut pas se permettre de prendre le risque de les laisser tomber à l’eau, ils restent donc attachés. Par contre les parents d’enfants plus grands en sont ravis en navigation ! Choisir la marque spinlock, ce sont les plus légers !

 

 

Soleil : On joue la précaution au maximum : on ne sort pas pendant les heures chaudes (vive les tauds sur le bateau !), et on met des vêtements anti-UV quand on va à la plage.

Si nous devons passer une journée dehors (sorties, navigations) je leur propose une crème solaire écran total qui tient 8 heures. Sinon, je leur applique une crème solaire que je fais moi-même afin de ne pas trop exposer leur peau aux agents chimiques présents dans les crèmes. Ma recette (trouvée sur les trappeuses) : 2 cuillères à soupe de cire d'abeille, 4 cuillères à soupe de beurre de karité, 4 cuillères à soupe de beurre de coco. On met le tout à fondre au bain marie, puis on ajoute hors du feu 2 cuillères à soupe d'oxyde de zinc sans nanoparticules et 1 cuillère à café de vitamine E. Elle se conserve dans un pot à l'abris de la lumière, plusieurs mois.

 

Vêtements : prévoir que les enfants se tâchent encore plus vite qu’à terre (la faute au roulis, on dira..), et que les machines sont compliquées à faire. Donc bonne dose de T shirts, quelques shorts, et pour un programme soleil comme le nôtre, seulement 1pull, 1 pantalon et 1 polaire et 1 veste kway suffisent.

 

Santé : on a suivi la formation « gestes médicaux d’urgence en situation d’isolement », prévue pour les familles comme nous qui partons en grande croisière. On la recommande pour pouvoir prévoir une trousse à pharmacie en conséquent, et savoir quoi faire en cas de bobos et maladies. On a envoyé les dossiers médicaux de chacun au centre médical à distance de Toulouse, et pris un abonnement de téléphone satellite pour pouvoir les joindre depuis n’importe quel océan.

On a aussi prévu une belle trousse d’homéopathie afin de pouvoir « s’auto-médiquer » pour les petits bobos sans risques ! Enfin, on a fait faire nos cartes européennes d’assurance maladie qui nous ont déjà permis d’aller soigner des blessures infectées deux fois, sans avancer de frais. A ce propos attention aux petites coupures, l’eau salée, c’est un super accélérateur d’infections ! Deuxième danger fréquent à bord, les infections urinaires. On a investi dans la grenadines (désolé petites dents), ça permet à nos p’tivanos de boire plus dans la journée.

 

Pour l’eau, on a acheté une gourde qui assainit l’eau, pour les escales où l’eau n’est pas toujours potable.

 

Activités :

Prévoir avant le départ, de bonnes activités à leur proposer permettent d’occuper le temps long sur un bateau ! Prévoir aussi des CDs pour danser, et des manuels de yoga pour les petits afin de pouvoir les faire bouger dans cet univers confiné qu’est le bateau… Pour ceux qui vont déjà l’école, nous rencontrons beaucoup de familles d’enfants de primaire qui ont décidé de ne pas suivre le CNED (cher et contraignant) mais de faire de l’instruction en famille. Les enseignants de leurs enfants les ont aidé avant de partir à choisir des manuels à acheter, et ils se débrouillent seuls.

 

Couches / Propreté

Prévoir un pot même quand les petits commencent à aller aux toilettes, pour que ça ne soit pas la panique dans le cockpit quand il crie « maman pipi ! » et que vous êtes occupée à régler une voile !

Pour les couches, on a opté pour les couches lavables. Dans la théorie, on y installe une petite feuille biodégradable qui recueillerait les selles, et que l’on pourrait jeter directement à la mer. Dans la pratique (je dois mal m’y prendre …), la feuille termine en string et ne sert plus à grand-chose ! Du coup je suis bien contente d’avoir un filet à l’arrière du bateau qui flotte dans l’eau, dans lequel je peux y jeter les couches sales ! L’eau de mer et les poissons font leur boulot, et le travail de lavage est moins pénible. On a un lave-linge manuel pour les laver qui est bien pratique, et permet de retirer toutes les mauvaises odeurs ! Par contre quand on est en restriction d’eau douce (navigation longue, mouillage), je préfère les couches jetables pour économiser l’eau du lavage…

 

Rythme :

Partir avec des tout-petits impose aux parents de suivre leur rythme. En effet changer de lieu de vie quotidiennement, rencontrer sans cesse de nouvelles personnes, changer de pays et de langue toutes les 3 semaines a du bon…. Mais nos p’tivanos ont avant tout besoin de routine et de régularité, à leurs âges… Nous nous imposons donc des horaires régulières avec des programmes similaires pour tous les jours. On commence ainsi systématiquement nos journées par de la danse, puis nous allons au parc si nous sommes en escale, où nous faisons des activités motrices si nous sommes en traversée. La sieste a lieu après le déjeuner, nous accompagnons le coucher des enfants avec des musiques de relaxation. Nous ressortons après le gouter, ou jouons dans le cockpit en navigation. Autant vous dire que croisière avec jeunes enfants ne rime vraiment pas avec tourisme !

 

 

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